Je suis très surpris de la réponse que tente de donner Monsieur le Préfet, ce matin 28 aoûy dans midi-libre, pour expliquer que désormais la cérémonie d’hommage aux résistants torturés et exécutés par la gestapo et la milice dans les geôles de la caserne de Lauwe se fera le 27 avril jour du souvenir de la déportation.
Voici mon point de vue :
1/ l’établissement scolaire Internat d’Excellence, ancienne caserne de Lauwe, nous a été ouvert, il suffisait de téléphoner…
2/ la faible participation n’est pas spécifique de cette cérémonie, est-ce vraiment un problème face au symbole et à l’héroïsme ?
3/ ont peut très bien maintenir la cérémonie qui a lieu depuis la guerre et le 27 avril en faire une autre avec les scolaires
Sur le fond, cela relève d’une méconnaissance totale de l’histoire de Montpellier. En effet, la caserne de Lauwe a été libérée aussi en août 44 en même temps que la Ville et que d’autres lieux annexés par la gestapo et la milice. Ceci après la bataille de Montferrier où tombèrent plusieurs combattants de la résistance et en particulier Jules PERVENT (boulanger à Boutonnet) qui a donné son nom au rond point de la Croix de Boutonnet.
Ceux qui ont été torturés dans les geôles de la caserne de Lauwe n’ont pas été déportés, ils sont tombés ici sous les coups des nazis mais aussi des miliciens français. C’est ce souvenir là qui doit rester présent dans nos mémoires.
L’histoire Nationale officielle ne doit pas banaliser l’histoire de nos villes et des héros de la France libre que furent les résistants."
philippe saurel
conseiller général de l’Hérault
adjoint au maire de Montpellier