En premier lieu la "Plazza Cardinale" via ’dei Tribunali" et la cohabitation de plusieurs siècles d’architecture, puis le plus ancien baptistère d’Occident à San-Gennaro, cathédrale de Naples, sur la voute duquel on peut voir le Chrisme issu des premières lettres du mot Christ en Grec sur un fond azur représentant la voute céleste étoilée entouré de l’alpha et de l’oméga. Ce symbole est paléochrétien et date du IV ème siècle de notre ère, on le retrouve dans l’architecture romane du sud de la France mais aussi sur les pierres tombales et dans l’art somptuaire. Et puis la ville moderne, les hauts immeubles moins denses qu’à New York mais aussi interessants, le port ou plutôt les ports, les quartiers d’affaires, les grands travaux de la future ligne de métro etc. Mais la confrontation s’exerce aussi pour les populations et les quartiers. C’est l’histoire de Naples qui rassemble finalement tous les habitants quelle que soit leur histoire personnelle et familiale. La religion tient une grande place comme dans toutes les villes d’Italie, avec pour la mort des idées très locales exprimées dans cette ancienne coutume d’adoption des crânes au "Cimeteri delle Fontanelle". La promiscuité de Pompéi, donne au Musée archéologique de la ville l’essentiel de sa statuaire, des fresques, des objets somptuaires et usuels comme en témoignent les instruments d’architecture trouvés dans les fouilles. Et puis dominant tout cela dans un tumulte incéssant le Roi de Naples, le scooter, la vespa sur laquelle petits et grands, mamies, filles et petites filles debout accrochées au guidon foncent dans les rues et les ruelles, du grand art pour la conduite sportive et une certaine façon d’affirmer sa liberté. !
août
Napoli, la confrontation des architectures

